Inside Objectif Libre : être nouveau et monter en compétences

Par David Charbonnier, Consultant Cloud @ObjectifLibre / Agence de Toulouse depuis début avril 2019.

Arrivé chez Objectif Libre depuis trois mois en tant que consultant Cloud, je souhaite partager mon intégration et le déroulement de ma montée en compétences car il s’agit d’un sujet peu abordé et pourtant très important pour toute nouvelle recrue.

Le contexte

Je suis issu d’une formation orientée sur le développement et j’ai ensuite évolué vers le domaine de l’infrastructure. Mes premiers échanges avec Objectif Libre ont eu lieu début 2019.

Ce recrutement fait suite à 3 ans et demi de travail en tant que consultant dans une ESN où j’ai eu l’occasion de travailler principalement pour des grands comptes sur des sujets « legacy » (comprendre infrastructure traditionnelle, en opposition à infrastructure dite « cloud native »). Durant ces années, j’ai mené à bien des missions diverses sur des environnements Linux : de la gestion de mises à jour de serveurs à la création d’infrastructures pour supporter les applications métier, en passant par de la gestion d’applications de monétique.

Mon expérience passée n’étant pas significative dans les technologies utilisées chez Objectif Libre (OpenStack, Docker, Kubernetes…), j’ai été principalement évalué sur les critères de ma curiosité technique, de mon potentiel d’évolution ainsi que mon relationnel.

Une montée en compétences était nécessaire afin que je puisse intervenir chez les clients et dispenser des formations, et c’est dans ce contexte que j’ai commencé mon aventure à l’agence de Toulouse le 14 Avril.

L’arrivée chez Objectif Libre

L’accueil et la culture d’entreprise chez Objectif Libre

A mon arrivée, j’ai été immédiatement intégré au sein de l’équipe et accueilli, par les Toulousains et par toute l’équipe (Paris, etc.). J’ai découvert une équipe soudée, qui partage beaucoup d’activités, des repas le midi (Toulouse Burger, nous voici !), des parties de Rocket League ou FIFA et des bières le soir entre anciens et nouveaux.

Au fil de ma première semaine, j’ai pu rencontrer la quasi intégralité de l’équipe toulousaine. L’entreprise a la volonté de faire vivre cette grande famille et fait en sorte au maximum de ne pas laisser un consultant hors du bureau une semaine complète. Cela passe par l’organisation du calendrier des prestations et formations, et par l’organisation d’événements internes de partage. Chez Objectif Libre, un vendredi par mois est bloqué pour que l’ensemble des consultants soient présents ensemble dans les locaux: c’est le « Friday O’Buro ».

C’est l’occasion de traiter la partie administrative (notes de frais, nuitées…) et d’échanger autour de sujets techniques (ce que l’on appelle le « Friday Tech ») ou liés à la vie de l’entreprise (ce sont les « Friday Share »). Cette intégration a été racontée il y a quelques mois par mon collègue parisien Guillaume Andrac, et je vous renvoie vers son article pour en savoir plus.

Après un point administratif sur les outils utilisés et sur le rôle que je vais remplir au sein de l’équipe (vis-à-vis de mes souhaits et des besoins de l’entreprise), j’ai pu commencer ma montée en compétences.

La montée en compétences

Le travail de consultant chez Objectif Libre est varié et peut différer d’une personne à l’autre, mais de manière générale il est orienté autour de trois axes principaux. Tout d’abord les projets d’accompagnement des clients à la mise en place ou l’évolution d’une technologie. Ensuite les formations, pour aider nos clients à prendre en main les technologies sur lesquelles nous les avons accompagnés. Enfin la veille technologique pour rester au fait des nouveautés de l’écosystème. Certains consultants ont également d’autres activités telles que du développement Open Source (CloudKitty par exemple), du support de niveau 3 pour nos clients et des projets internes (développement de notre Playbook de déploiement OpenStack).

J’ai donc commencé ma montée en compétences, à la fois technique et méthodologique, en suivant une formation Docker donnée chez un client. Ont suivi deux autres formations sur Kubernetes, là encore en tant que stagiaire, afin de prendre en main les supports de formation, l’outillage associé ainsi que la méthode employée.

Selon le formateur, la méthode d’enseignement peut être radicalement différente : certains se basent sur la théorie pour expliquer les concepts et les appliquent avec les exercices par la suite ; un autre expliquera par l’exemple et s’appuyant sur les slides pour étayer ses propos. Grâce à ces expériences, à la documentation interne et aux discussions avec les différents formateurs, j’ai pu m’inspirer pour trouver la méthode avec laquelle je serai le plus à l’aise.

Concernant la technique pure, j’ai bénéficié de beaucoup d’autonomie, et j’ai été orienté vers les formations données à nos clients. J’ai suivi et approfondi les formations Docker, Kubernetes utilisation et Kubernetes mise en œuvre en cherchant et en testant différents produits de l’environnement. Néanmoins, c’est la pratique qui permet d’assurer l’expérience et la mise en œuvre des concepts appris, c’est pourquoi j’ai fait des expérimentations personnelles en mode « projet / lab »: la transformation de mon infrastructure privée du « legacy » vers le « cloud native » sous forme de preuve de concept, comme cela peut être fait dans le cadre d’un projet client. Ce type d’activité est possible grâce aux ressources mises à disposition en interne (cloud privé servant de laboratoire) dédiées aux tests et à la veille. J’ai pu mettre en pratique certains cas d’utilisation rencontrés chez les clients:

  • Mise en place d’un cluster Kubernetes avec différents outils (kubeadm, kubespray, RKE) et distributions (Kubernetes vanilla, Openshift, RKE)
  • Mise en place d’une plateforme d’intégration continue afin de gérer la configuration de l’infrastructure et des applications hébergées à l’aide de GitOps (lien en Anglais) (méthode de déploiement continu où aucune action n’est faite manuellement mais tout est déclaré dans Git et implémenté par une chaîne d’intégration continue)
  • Portage sur Kubernetes d’applications monolithiques
  • Mise en place de monitoring sur Kubernetes

État des lieux actuels

Aujourd’hui, fort des compétences acquises ces trois derniers mois, j’ai débuté mon travail sur des projets clients, principalement orientés sur les technologies Docker, Kubernetes et Ansible, j’obtiens déjà des résultats.

En travaillant sur ces technologies, j’ai découvert les projets gravitant autour de Kubernetes (voir l’écosystème CNCF) qui sont nombreux et évoluent très régulièrement et j’ai eu envie d’en apprendre plus. Dans cet écosystème très dynamique, où les applications sont composées de dizaines voire de centaines de petits composants (microservices), il existe pléthore d’outils pour gérer plus facilement ces applicatifs et l’infrastructure qui les supporte. C’est ce type de produit que j’ai choisi d’étudier comme sujet de veille – à suivre bientôt sur notre blog technique !

Sur le volet formations, j’ai pu donner deux sessions sur Kubernetes et c’est une activité dans laquelle je m’épanouis réellement. J’ai pu trouver la méthode qui me correspond, à mi-chemin entre le suivi strict des slides et les explications/schémas qui me sont propres, le tout dans une ambiance décontractée avec pour objectif que les stagiaires ne sachent pas forcement refaire tous les exercices mais qu’ils aient des bases assurées, et les moyens pour trouver les informations manquantes.

En résumé

J’ai rejoint une structure où l’humain côtoie la technique et où les deux domaines sont très bien intégrés et font entièrement partie de la culture d’entreprise. Le fait d’avoir du temps réservé pour monter en compétence est un vrai plus dans un secteur où la tendance est plus d’être « vendu » comme « expert » et finalement se former « sur le tas ». La démarche d’Objectif Libre assure la crédibilité du consultant et renforce l’image de marque de l’entreprise auprès du client.

Après trois mois, je ne regrette en rien mon aventure Objectif Libre : j’ai l’opportunité de travailler sur des technologies d’actualité qui me tiennent à cœur et de pouvoir ainsi assouvir ma passion de la technique. De plus, j’ai également découvert le travail de formateur et j’ai été surpris de voir à quel point cette partie du travail me plaît.

Cette aventure s’annonce donc pleine de promesses pour ma carrière professionnelle !