Pause Cloud & DevOps

Pause Cloud & DevOps du 29 décembre 2017

Entre 2 réveillons, rien de tel que de faire une pause et de suivre l’actualité Cloud & DevOps, résumée pour vous en français par les consultants d’Objectif Libre.

Prenez un café (ou une tisane) et quelques minutes : faites une pause !

Au menu aujourd’hui :

  • Avis d’Experts Dynatrace: Containers + Kubernetes + OpenStack = la plateforme du futur ?
  • Pourquoi HBO a choisi Kubernetes pour diffuser Game of Thrones
  • OpenStack facilite l’intégration des VM aux containers
  • DevOps : quelles tendances pour 2018 ?

Bonne lecture !


Avis d’Experts Dynatrace: Containers + Kubernetes + OpenStack = la plateforme du futur ?

D’après le Synergy Research Group, le marché du cloud en 2016 a réalisé une hausse de 25% en totalisant un chiffre d’affaire de 146 Milliards $.

Le Iaas et le PaaS ont réalisé une croissance cumulée de 53 %.

 

L’un des IaaS gagnants de cette hausse est sans aucun doute OpenStack qui permet de déployer un cloud robuste, sécurisé et flexible. Le projet est soutenu et développé par une large communauté. Il est accessible en Open Source dans sa version communautaire et permet donc aux entreprises d’éviter le « vendor lockin ».

 

Néanmoins, il n’est pas conçu à l’origine pour des workloads de débordement, or ce besoin devient prépondérant dans les SI des entreprises.

La conteneurisation est un début de solution à cette problématique car elle offre :
• une plus grande souplesse dans les processus de mise à jour
• la possibilité de faire tourner des applications dans des environnements hermétiques
• une mise à l’échelle rapide avec une quasi instantanéité dans les déploiements
• un point de vue agnostique sur le socle d’exécution (physique, VM, OpenStack, AWS, MS Azure, Google Cloud…)

 

Toutefois, dans l’utilisation d’un nombre important de conteneurs, un orchestrateur apparaît comme obligatoire et essentiel.

De ce côté, la solution la plus déployée du moment est Kubernetes qui permet entre autres :

• D’automatiser le déploiement des conteneurs, leur mise à l’échelle et leur exploitation
• un point de vue également agnostique sur le socle d’exécution (physique, VM, OpenStack, AWS, MS Azure, Google Cloud…)

La combinaison OpenStack, conteneurs et Kubernetes offre ainsi une réponse aux futures architectures hybrides que les DSI souhaitent mettre en place.

 

En savoir plus  : 

https://www.silicon.fr/avis-expert/dynatrace-containers-kubernetes-openstack?inf_by=568a3619e3b2c3a18a30b01e

 


Pourquoi HBO a choisi Kubernetes pour diffuser Game of Thrones

Game of Thrones, la série la plus populaire au monde, génère des pics de trafic sans précédent. Pour maîtriser au mieux la diffusion de la saison 7 sur le service HBO Go de streaming, la société HBO a décidé de déployer son infrastructure sur Kubernetes (k8s). Les ingénieurs chez HBO l’ont annoncé lors de la dernière KubeCon North America en décembre 2017.

Comme l’a déclaré Illya Chekrygin (Sr. Staff Engineer at HBO), le service HBO Go est passé d’une infrastructure sans conteneur, hébergée sur Amazon, à une infrastructure totalement conteneurisée et orchestrée avec k8s.

 

L’application (développée en node.js et en go) sous-exploitait les capacités des VMs EC2 d’AWS. En effet, les ingénieurs HBO ont constaté que le code node.js n’utilisait qu’un seul CPU sur 2 sur les instances à 2VCPU d’AWS. De plus, la vitesse de déploiement d’une nouvelle instance n’était pas satisfaisante et elle obligeait les équipes de HBO à « surprovisionner » l’infrastructure pour faire face aux pics de charge imprévisibles.

 

Avant de migrer son infrastructure sur k8s, les équipes de HBO ont réalisé des tests sur les principaux orchestrateurs du marché comme k8s, Swarm, Mesos et ECS.

Kubernetes est sorti vainqueur de la phase de tests car la solution offre :

• Une amélioration des capacités d’utilisation de l’application de streaming
• Une plus grande pérennité que ses concurrents

 

Les équipes d’HBO ont couplé la solution avec Teraform, la solution d’infrastructure as code d’HashiCorp, et Flannel, la solution de SDN open source, pour accélérer et fiabiliser les déploiements et pour s’affranchir partiellement de la complexité du réseau physique sous-jacent.

3 mois avant la première diffusion au public, les premiers essais ne sont pas concluants. Les équipes d’HBO ont dû réaliser des adaptations de leur application.

Grâce à une large communauté, des ressources en ligne et de nombreux canaux de discussion sur k8s, les équipes de HBO ont réussi à mettre le projet en production pour le lancement de la saison 7.

 

En savoir plus  : 

https://www.silicon.fr/hbo-kubernetes-diffusion-game-of-thrones-193433.html

 


OpenStack facilite l’intégration des VM aux conteneurs

Le projet Kata Containers, lancé par la fondation OpenStack, a pour objectif de démarrer des machines virtuelles quasiment aussi légères qu’un conteneur, tout en combinant la sécurité traditionnelle des VMs.

L’application permet entre autres  :
• Une compatibilité à la fois avec les spécifications OCI et l’interface de runtime des conteneurs CRI pour Kubernetes
• Un démarrage très rapide de la VM
• De meilleures performances que des conteneurs sur une VM
• Un fonctionnement sur du commodity hardware
• Un fonctionnement sur différents hyperviseurs
• Une capacité d’exploiter des conteneurs directement sur du bare metal sans sacrifier l’isolation des workloads

 

Les principaux contributeurs du projets sont Intel, qui apporte sa technologie Clear Containers, et Hyper.sh, qui apporte son runV avec son runtime de Docker fonctionnant sur tous les hyperviseurs.

JD.com, un des sites de e-commerce les plus importants de Chine par son chiffre d’affaire, propose la technologie de conteneurs en s’appuyant sur runV. D’après JD.com Kata containers permet de tripler la rapidité de développement par rapport au IaaS classique et ainsi permet une économie sur le coût des infrastructures.

 

En savoir plus  : 

https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-openstack-facilite-l-integration-des-vm-aux-containers-70191.html?utm_source=ActiveCampaign&utm_medium=email&utm_campaign=NL+LMI+Cloud+06122017&ep_ee=73f8c9b54e2c03f5de50ef90933d65721e621e08

 


DevOps : quelles tendances pour 2018 ?

Le marché du « DevOps » n’a cessé de croître sur 2017. Vous trouverez ci-dessous les tendances du marché sur l’année 2018.

La persistance de l’opérationnel

D’après Owen Garrent, responsable produit chez Nginx, les entreprises vont continuer à développer des applications traditionnelles et monolithiques. Même s’il estime qu’il y aura toujours du travail pour les opérationnels, un changement devra s’opérer dans leur façon de travailler et ils devront intégrer les nouveaux modes de développement.

Madi Walls, community manager technique EMEA chez Chef, pense que beaucoup d’Ops seront hors circuit s’ils se limitent aux opérations d’installation et d’exploitation.

 

Intégration des DevOps : d’où viendra le changement ?

Madi Walls pense également que le DevOps n’est pas une suite d’outils mais un changement de la façon de travailler dans les entreprises, notamment une nouvelle méthodologie à mettre en place. La plus grosse difficulté que vont rencontrer les entreprises sera la conduite du changement.

Les secteurs les plus en retard dans l’adoption DevOps sont l’assurance et les services publics. A contrario, le secteur bancaire, la santé, l’éducation et le bâtiment ont déjà pris le virage.

Afin de conduire au mieux un projet DevOps il faudra une implication forte du management et des équipes. Les changements seront souvent initiés par les équipes de dev qui ont déjà l’habitude de travailler avec des méthodes agiles.

 

DevOps, DevSecOps, DevSecArchOps…

La toute nouvelle tendance est d’embarquer les équipes sécurité : le terme DevSecOps vient ainsi de voir le jour. Mais d’après Andrea Hirzle-Yager, responsable IT chez Allianz, il faudrait également impliquer les équipes d’architecte dans les projets pour donner naissance à des équipes de DevSecArchOps. D’après elle : « Le scénario vraiment idéal serait que les architectes sachent aussi faire du codage ».

Simon Ratcliffe, évangéliste pour IT Ensono, estime qu’il faudrait revenir aux sources du mouvement DevOps : la philosophie japonaise de gestion de la qualité, « le Kaizen », qui repose sur une méthodologie d’amélioration continue simple à mettre en œuvre et peu coûteuse.

 

L’Open Source ouvre toujours la voie

Le Devops est avant tout une méthode qui s’appuie sur une suite d’outils : il est donc impossible d’acheter du Devops sur étagère. Chaque entreprise aura des besoins différents et donc un accompagnement spécifique sera chaque fois mis en place.

Les solutions Open source sont plébiscitées par rapport aux solutions propriétaires. Elles sont éprouvées, offrent un vaste écosystème et permettent également aux entreprises qui le souhaitent une souscription à une offre de support. De plus, elles facilitent le recrutement et la fidélisation des salariés.

Attention aux charlatans : le DevOps vient « de l’intérieur »

D’après Jason Yee, évangéliste technique chez Datadog, il ne faut pas se méprendre sur ce que l’on achète. Beaucoup d’entreprises sont passées du LAN au cloud en voyant leur coût d’infrastructure exploser. « En grande partie, elles n’ont pas compris ce qu’elles possédaient ou ce qu’elles achetaient. Et cela risque de se reproduire avec les entreprises qui essaient d’acheter des solutions DevOps ». Elles pourront faire le même exercice sur l’acquisition d’outil DevOps, mais sans changement majeur de leur façon de travailler le ROI ne sera pas au rendez-vous.

 

En savoir plus :

https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-devops-quelles-tendances-pour-2018-70399.html