Quoi de neuf dans l’actualité OpenStack ?

 

 

openstack_logo_mark

L’automne est bel et bien installé, le Summit est terminé…

TasseVintage

Prenez un café et 5 minutes pour vous mettre à jour des derniers faits marquants et des tendances du moment : faites une pause OpenStack !

 

 

Au menu aujourd’hui :

> Airbus accélère sa stratégie Open Source

> Comment La Poste courrier bascule de l’IT as a Service

> Rackspace et RedHat : une affaire de Cloud privé

> Du ménage chez HPE et Mirantis

 

 

Bonne lecture !


Airbus accélère sa stratégie Open Source

 

Airbus possède une des plus puissantes infrastructures européennes : 13 600 serveurs, 29 Po de stockage, ou encore 1,2 Pétaflops de puissance de calcul HPC. Si la part de l’Open Source y est encore modeste, le responsable de l’IT, Peter Schoojans, affirme avoir initié une réelle démarche depuis 2008, démarche qui reçoit un accueil favorable sur des domaines comme le Big Data.

 

 

La solution iTop d’ITSM est l’un des premiers chantiers Open Source lancés par Airbus. L’objectif était triple :

  • remplacer les solutions déjà présentes au sein du SI en un seul produit
  • promouvoir les technologies Open Source tout en soulignant que ces solution sont robustes, pérennes et réduisent le « vendor locking » pour l’IT des grands comptes
  • mettre en place des nouvelles méthodes de travail plus ouvertes et plus agiles pour capter et fidéliser les futurs talents de demain

 

 

Les nouvelles méthodes sont centrées sur la transparence : le choix des projets doit donner plus de liberté aux équipes IT et supprimer le travail en silo. D’après Peter Schoonjans : « Beaucoup de projets IT ont entraîné d’énormes surcoûts car les problèmes apparaissaient trop tardivement lors du déroulement du projet. Tout le monde peut commettre des erreurs, mais si vous les découvrez très tôt, vous pouvez y remédier à faible coût. »

 

 

Au-delà de ce premier projet Open Source, Airbus a mis en place une approche disruptive sur le fonctionnement des SI des grands comptes en créant des « start-ups IT internes ». Ces équipes, composées de volontaires, travaillent sur des projets Open Source en total liberté et ne sont pas calquées sur la hiérarchie d’Airbus.

 

 

Le projet AirCloud, le futur Cloud hybride d’Airbus, est issu d’une des ces start-ups. Il est basé sur un OpenStack privé et offre une plus grande rapidité pour le déploiement des applications (quelques minutes). D’ici quelques mois, ce IaaS privé hybridera une partie de sa capacité dans le Cloud public d’Amazon.

 

 

Pour continuer dans une stratégie Open Source, Airbus a commencé le déploiement en 2016 d’un PaaS OpenShift. Il accueille aujourd’hui 150 applications PHP et 40 sont déjà prêtes à être containérisées.

 

 

En conclusion : Airbus est fortement engagé dans une démarche Open Source, qui cadre avec le programme digital initié par Tom Enders, PDG du groupe, dont l’ambition est « d’atteindre un haut degré d’engagement des employés et un haut niveau d’excellence dans les opérations ».

 

 

En savoir plus :

http://www.silicon.fr/airbus-accelere-sa-strategie-open-source-161960.html

 


Comment La Poste courrier bascule dans l’IT as a service ?

Le Groupe La Poste a lancé un plan de transformation stratégique depuis 2014 et à horizon 2020.  Les 3 objectifs des équipes sont les suivants :

  • être la référence en matière d’innovation
  • être le leader européen des services de proximité
  • offrir une garantie de confiance numérique

 

 

Pour réaliser cette transformation, le groupe s’est intéressé aux principes de Cloud computing tel que le IaaS et le PaaS. La DSI de la branche courrier, composée de 680 collaborateurs, compte une infrastructure importante de 3 datacenters, 328 applications métier en production, 1000 serveurs, le tout consommé par 140 000 utilisateurs.

 

La DSI se positionne comme un provider de Cloud interne pour servir au mieux ses utilisateurs. Elle met en place OpenShift comme solution de PaaS, couvrant ainsi 90 % des ses applications. Pour les applications non supportées par le Paas OpenShift, telles que des bases de données de gros volumes et transactionnelles, c’est une offre de IaaS qui prendra le relais ; les applications très spécifiques resteront sur une architecture de type « bare metal ».

 

D’après Guilhem Vianès, en charge du déploiement du IaaS & du PaaS, la mise en place de la nouvelle infrastructure IaaS en juillet 2015 devait fournir à la demande des environnements virtuels. En octobre 2015, il a lancé le chantier du PaaS basé sur la solution OpenShift et la mise en production a débuté en décembre 2015 pour les environnements de développement et de tests. En janvier 2016, c’était le tour des environnements de build et en mai 2016, les environnements de run embrassaient eux aussi la technologie PaaS de RedHat.

 

Le premier objectif était de migrer 20 applications dans le PaaS en moins de 6 mois. Ce sont pour la plupart des applications de type LAMP. En parallèle, 10 nouvelles applications sur des technologies telles que Jboss, Fuse et AMQ doivent être également déployées sur le Paas. Pour Guilhem Vianès, le challenge est désormais relevé avec 10 applications LAMP sur les 20 déjà migrées et 5 applications sur 10 pour les autres. La migration d’une application prend aujourd’hui une semaine pour être opérationnelle sur la nouvelle infrastructure de PaaS.

 

Cette nouvelle infrastructure déployée a permis aux équipes de la DSI de réduire drastiquement le délai entre le développement des applications et leur mise en production. D’après Guilhem Vianès, la mise en production d’une nouvelle application est passé de 6 à 3 mois. Nous pouvons donc mesurer les bénéfices d’une « IT as a service » comme un vecteur d’accélération pour les DSI innovantes.

En savoir plus :

http://www.silicon.fr/comment-la-poste-courrier-bascule-dans-lit-as-a-service-161446.html


Rackspace et RedHat : une affaire de Cloud privé

 

Voici environ 1 an que Rackspace et Red Hat annonçaient leur partenariat pour fournir du Cloud privé de qualité aux utilisateurs d’OpenStack, ces derniers étant de plus en plus demandeurs.

 

 

Un récent sondage de Red Hat nous donne un premier aperçu de cette demande grandissante :

  • Le nombre de plate-formes OpenStack déployées en production a plus que doublé en un an
  • 43 % des sondés utilisent OpenStack en production, contre 16 % dans le précédent sondage

 

La demande de plate-formes OpenStack est grandissante, tout comme les exigences des utilisateurs :

  • la portabilité des applications entre OpenStack et les autres technologies de Cloud (AWS entre autres) est très recherchée
  • l’intégration des conteneurs dans OpenStack est en phase de devenir incontournable

 

 

Avec leur solution de Cloud privé, Rackspace et RedHat entendent amener leurs compétences complémentaires sur ces problématiques grandissantes :

  • Plate-forme OpenStack made-in RedHat (déploiement avec TripleO)
  • Intégration des conteneurs avec la solution OpenShift (RedHat) dans OpenStack par Rackspace
  • Support et expertise de Rackspace sur des plate-forme OpenStack de grande échelle (+1000 nœuds)

 

En savoir plus :


Du ménage chez HPE et Mirantis


Vous l’avez probablement lu dans la presse ces derniers jours : Hewlett Packard Enterprise et Mirantis viennent de mettre à pied un nombre conséquent de développeurs OpenStack.

 

 

Le nombre exact de personnels licenciés n’est pas encore connu à l’heure actuelle, mais les deux acteurs majoritaires de la communauté OpenStack auraient remercié une bonne majorité de leur équipe de développement OpenStack. Selon Mark Shuttleworth : « l’équipe entière » pour HPE  et une centaine pour Mirantis (nota : le co-fondateur Boris Renski a démenti les propos de Mark Shuttleworth sur les 300 employés renvoyés).

 

 

Quelles sont les causes de ces licenciements massifs ?

 

 

Pour HPE, cette fuite est majoritairement due à sa fusion avec l’entreprise Micro-Focus, ce dernier événement amenant une restructuration de HPE. Le rapprochement de SUSE et HPE sur OpenStack pourrait être un facteur supplémentaire.

 

Chez Mirantis, les licenciements coïncideraient avec le rachat de TCP Cloud, ce rachat ayant pour conséquence l’équilibre entre les équipes de développement et d’opérations.

 

 

La Fondation OpenStack tient à rassurer que ces événements n’impacteront pas l’évolution de la solution, la communauté est solide et grossit encore de jours en jours.

 

 

Il faut également garder à l’esprit qu’OpenStack est un produit Open Source avant tout ; les entreprises apportent certes une dynamique de développement plus soutenue, mais la pérennité et l’évolution du projet ne dépendent pas directement de ces entreprises.

 

En savoir plus :