openstackQuoi de neuf dans l’actualité OpenStack ?

1 mois après l’OpenStack Summit d’Austin, l’actualité autour d’OpenStack et de son écosystème reste riche.

TasseVintage

 

Prenez un café et 5 minutes pour vous mettre à jour des derniers faits marquants et des tendances du moment : faites une pause OpenStack !

 

Au menu aujourd’hui :

> Kuryr pour porter les services de neutron aux conteneurs

> L’adoption d’OpenStack par les entreprises françaises

> Traefik : un reverse-proxy/Load balancer dynamique

> Pourquoi le monde a besoin de cloud privé…

 

Bonne lecture !

 


Kuryr pour porter les services de neutron aux conteneurs

 

Kuryr a été présenté pour la 1ère fois au Summit de Tokyo (octobre 2015) et fait partie de la « Big Tent ». Son essor prouve l’intérêt grandissant de l’interconnexion entre les conteneurs et OpenStack.

Kuryr permet entre autres de lier les conteneurs Docker à l’API Neutron en charge de la virtualisation du réseau. Kuryr adapte le modèle Neutron : il est possible de créer des réseaux dans Neutron qui seront utilisables dans les conteneurs.

 

L’objectif principal de Kuryr est de faciliter la manipulation du réseau des conteneurs. A ce jour, les fonctions réseaux comme le « network plugin » et « l’IPAM plugin » sont exclusivement portées sur Docker et Docker swarm ; le support de Kubernetes prochainement est prévu dans la roadmap.

 

Objectif Libre suit de très près Kuryr et participe activement au projet via de la contribution. Si vous souhaitez en savoir plus, cf. les slides la conférence donnée par Christophe Sautier (CEO & fondateur d’Objectif Libre) à l’Open Source Innovation Spring 2016 le 17 mai dernier.

 

En savoir plus :

http://www.lemagit.fr/actualites/450294544/OpenStack-Summit-le-projet-Kuryr-pour-porter-les-services-de-Neutron-aux-conteneurs

http://galsagie.github.io/2016/05/15/kuryr-existing-networks/

Présentation Kuryr à l’OSIS2016


L’adoption du cloud privé OpenStack par les entreprises françaises

 

D’après une étude récemment réalisée par Suse auprès de 813 personnes : « 79 % des entreprises françaises envisagent ou ont déjà migré sur le cloud privé OpenStack ».

 

93 % des DSI ont déjà testé (POC) ou mis en œuvre des solutions de cloud privée et 79 % envisagent de migrer vers OpenStack.

 

Au-delà de l’adoption massive d’OpenStack, l’étude révèle une certaine appréhension des DSI sur :

  • à la complexité de mise en œuvre
  • le ‘vendor lock-in’ des autres cloud privés
  • le manque de personnes compétentes sur le marché du cloud

Au sein de la population sondée, une moitié préfère se tourner vers des versions commerciales d’OpenStack (HP Helion, Platform9, SuseCloud, Oracle OpenStack, RHEL OpenStack, Mirantis OpenStack, Rackspace Private Cloud…), l’autre moitié se tourne vers la version communautaire d’OpenStack.

 

Enfin, pour 96 % des sondés, OpenStack présente un avantage business réel sur le marché, de part son coût de mise en œuvre , son agilité et son côté novateur.

Nous pouvons être rassurés sur la maturité de la solution, comme l’a annoncé Jonathan Bryce lors de dernier Summit à Austin en avril 2016.

 

En savoir plus :

http://www.cloudmagazine.fr/actualites/79-des-entreprises-francaises-envisagent-ou-ont-deja-migre-sur-le-cloud-prive-openstack-6056


Traefik

 

Traefik est une solution développée et maintenue par Emile Vaugue. Il l’a présentée lors de l’Open Source Innovation Spring le 17 mai dernier.

Cette solution de reverse proxy vise à proposer des fonctionnalités qui vont au-delà de celles d’Ha-Proxy ou de Nginx.

 

Le cas d’usage principal de Traefik concerne les infrastructures en mode micro-services (écosystème Docker). Ces infrastructures démarrent et arrêtent de nombreux conteneurs. Ces conteneurs doivent déclarer leur présence au reverse proxy pour être joignables depuis l’extérieur de façon dynamique.

 

La méthode classique consiste à utiliser par exemple HA proxy en appliquant un reload/restart de la configuration à chaud, mais ce reload/restart entraîne un « fork du processus ». Il est donc impossible de « conteneriser » simplement un HA Proxy sans y ajouter des scripts de contrôle pour garder le même PID.

 

Traefik permet de contourner cette problématique en conservant le même PID dans le conteneur d’origine avec une prise en compte à chaud des nouvelles routes.

L’autre force de Traefik est qu’il supporte en natif un grand nombre de backends comme Docker, Swarm, Mesos/Marathon, Consult, Etcd…

 

Notons également la possibilité de surveiller la santé des backends (conteneurs) via la fonction « health check ».

 

Traefik est donc une solution prometteuse dans le monde des micro-services pour répondre à la problématique du routage dynamique des instances depuis de nombreux backends.

 

En savoir plus :

http://blog.soat.fr/2016/04/devoxx-2016-traefik-un-reverse-proxy-pour-les-architectures-modernes/

https://traefik.io/


Pourquoi le monde a besoin de cloud privé…

Les raisons de choisir une infrastructure de cloud privé Vs une infrastructure de cloud public sont multiples.

 

Mirantis en a sélectionné 10 que vous trouverez ci-dessous:

 

1 – C’est économique !

L’économie serait de l’ordre de 40 à 60% avec une infrastructure de cloud privé de 2000 VMs. Mirantis lance même sa calculatrice en ligne pour calculer le Total Cost of Ownership d’un cloud OpenStack Vs Amazon Web Service.

 

2- L’intégration avec des données On-Premise.

S’il y a beaucoup d’échanges avec des données localisées, l’utilisation d’un cloud public sera plus coûteuse en comparaison du service délivré.

 

3 – La localisation des données.

D’une part les clouds publics ne sont pas disponibles partout dans le monde et d’autre part les données doivent parfois être conservées dans les pays d’origines.

 

4 – L’accès aux données par un organisme étatique.

Les gouvernements peuvent délivrer des assignations pour avoir accès aux données des clouds publics.

 

5 – La conformité.

Les entreprises soumises à une législation spécifique ne peuvent pas toujours exposer leur données dans un cloud public.

 

6 – La pérennité du fournisseur de cloud.

Mirantis interroge sur la pérennité à 5/10/15 ans des fournisseurs de cloud public et fait le parallèle avec des entreprises comme PALM, DEC ou AOL, jugées infaillibles dans les année 2000… et bien moins incontournable aujourd’hui.

 

7 – Le « vendor lock-in ».

Avec un cloud privé et des API ouvertes on n’est pas tenu de choisir une marque de serveur plutôt qu’une autre.

 

8 – L’exigence technique ou de niveau de service.

Le choix proposé par les fournisseurs de cloud public, que ce soit au niveau des APIs, des solutions PaaS ou des SLAs, est plus contraint qu’avec une solution privée.

 

9 – L’équation économique Opex/Capex.

Les entreprises évaluées sur leur Ebitda privilégieront l’immobilisation et donc l’investissement dans un cloud privé.

 

10 – L’utilisation de serveurs physiques ou « bare metal ».

Pour des bases de données nécessitant un grand nombre d’entrées/sorties, par exemple, une solution de cloud public sera plus lente à cause de la sur-couche de virtualisation, alors qu’OpenStack s’affranchit de ce phénomène grâce à l’API Ironic.

 

En savoir plus :

La calculatrice TCO :

https://www.mirantis.com/comparing-openstack-and-aws-total-cost-of-ownership/

L’article intégral :

https://www.mirantis.com/blog/why-the-world-needs-private-clouds/