openstackEn direct de Tokyo jour 2 !

2ème jour de Summit à Tokyo. Que s’est-il dit ? Quels sont les faits marquants ?

 

Prenez un café et 5 minutes pour prendre connaissance des actualités retenues par l’équipe Objectif Libre présente sur place:
faites une pause OpenStack !TasseVintage

 

Aujourd’hui un menu assez léger car nous avions de nombreuses solicitations autour de CloudKitty :

  • Les Keynotes du jour, placées sous le signe du réseau
  • CloudKitty, solution de rating et chargeback Open Source
  • Intégration CloudKitty / Gnocchi pour améliorer la scalabilité

Bonne lecture !

 

Une keynote placée sous le signe du réseau et du NFV !

La session de Keynote est ouverte par Mark Collier, qui commence par rappeler que les projets en Big Tent sont une immense opportunité pour apporter de l’innovation dans OpenStack.
Continuant la revue des projets, Mark Collier annonce que Neutron (et non CloudKitty, malgré les cris des fans dans la salle) est désormais, et pour la 1ère fois, le project OpenStack le plus actif, détrônant ainsi Nova.
L’importance de la virtualisation de réseaux et du SDN est croissante et indéniable, et il en sera question toute la matinée. Pour preuve : 89% des projects OpenStack en production embarquent Neurton contre 68% en 2014.
Les chiffres sont éloquents : le marché du SDN croit 2 fois plus vite que celui de la virtualisation des serveurs et devrait atteindre10 milliards de $ en 2018.
Le NFV ramène le temps de déploiement d’un nouveau service d’opérateur de 15 à 6 mois et c’est bien pour cela que les plus grandes companies de réseau ont parié sur OpenStack.

Kyle Mestery, d’IBM (et PTL de Neutron pour Liberty) détaille ensuite les nouveautés de Neutron.
Parmi les évolutions déjà intégrées ou sur lesquelles les contributeurs travaillent activement : la prise en compte des conteneurs, Bare Metal et  de nouvelles APIs vers Horizon ou pour proposer de nouveaux services tels que LbaaS, VPNaaS, FwaaS…
Kyle évoque ensuite libnetwork, qui permet de construire des topologies de réseau basées sur des conteneurs, puis le projet Kuryr, qui sera le projet d’intégration entre libnetwork et Neutron et qui semble très prometteur – malgré une démonstration qui subit l’effet du direct.

Toshio Nishiyama témoigne ensuite du retour d’expérience de NTTResonant sur OpenStack.
NTT utilise la version Icehouse pour construire ses services. NTT a sélectionné les composants et utilisé un package RDO sans en changer les fonctions coeur. OpenStack a ensuite été intégré à leurs outils et règles existants, en utilisant Puppet et Zabbix, puis a été adapté (notamment Neutron) par leurs équipes R&D. Toshio mentionne l’importance et l’intérêt des retours vers la communauté.
Les effets constatés d’OpenStack par NTT : la réduction du temps de lancement d’une nouvelle release de service, passant de plusieurs mois à 2 semaines.

Pour rappel, NTT est dans le top 4 des entreprises japonaises et dans le top 50 des entreprises mondiales. De nombreuses entités de NTT utilisent OpenStack et NTT Group a gagné l’award du Super User décerné à Tokyo cette année.
Scott Crenshaw et Adrian Otto de Rackspace annoncent ensuite le lancement de leur outil Carina (en version Beta) de Container as a Service.
Selon eux, c’est un “jeu d’enfant” de lancer et de faire tourner des conteneurs et fichiers Docker dans des clusters Carina, et ils le démontrent dans une sympathique vidéo mettant en scène Jason, 10 ans… un OpenStacker en herbe !
Cette démonstration met également l’accent sur l’intérêt de Magnum pour faire tourner des conteneurs sur des clouds OpenStacks, qu’ils soient publics ou privés.

C’est au tour de Kang-Won Lee, SK Telecom, de faire une intervention résolument tournée vers l’innovation.
Il insiste sur le NFV et sur l’importance d’une plateforme telle qu’OpenStack pour un opérateur.
La Corée est un des pays les plus connectés du monde, avec les taux de connectivités et les bandes passantes les plus importantes du monde. SKT détient plus de 50% des parts de marché en Corée.
SKT travaille maintenant sur la 5G, qui sera utilisée demain pour des expériences immersives… cela promet une nouvelle façon de vivre ses loisirs!
SKT a développé une nouvelle infrastructure pour la 5G, centrée sur l’IoT, incluant SDN, NFV, programmable et basée sur OpenStack. La convergence entre IT et le réseau est déjà bien réelle.
OpenStack est également utilisé dans leur cloud privé de R&D.

Des pilotes 5G seront disponibles en 2018 – powered by OpenStack 🙂

Petite précision complémentaire : SKT ne veut pas dire South Korea Telecom mais vient du nom du fondateur… même si SKT est effectivement l’opérateur majeur de Corée du Sud.

Rakuten (e-commerce et Internet company) prend la parole et commence par se présenter : + de 100 millions de clients et utilisateurs, des enseignes partout dans le monde (dont Priceminister, Kobo, Viber…)… Bref : un très très grand de l’Internet !
Ils ont construit un cloud privé dès 2010 : d’abord sur Xen, ensuite sur wmware en 2012 (+20000 instances tournant dessus) et le passage sur OpenStack est en cours depuis 2015 (avec KVM). Sur OpenStack, ils ont 3 régions et 5 availability zones.
Ils prévoient d utiliser Cinder pour le stockage bloc, de manager le réseau (SDN, SLB, DNS) et vont optimiser l’utilisation des APIs d’OpenStack avec une automatisation complète.
Ils évoquent à leur tour l’importance de la contribution, conforme à leur philosophie très communautaire.

Makoto Hasegawa de CyberAgent vient sur scène et présente à son tour les activités de CyberAgent, méconnues hors du Japon : on-line games, on-line communities, ad-tech.
Leur historique avec OpenStack ? ils ont commencé par un POC en 2012. En 2013, 10 services tournent sur OpenStack. Juin 2014, plus de 40 noeuds (sur IceHouse). Et en mars, plus de 100 (sur Juno). Aujourd’hui, ils commencent à utiliser Kilo pour les services communautaires.
Leur principal service sur OpenStack est passé de 3500 à 14000 coeurs en 6 mois, dont plus de 35% tournent sur 8 coeurs.
Une croissance assez impressionnante.
Il évoque pour terminer l’avenir d’OpenStack chez eux : encore des extensions et le passage sur de nouvelles versions, en particulier le passage en SDN (Neutron L3 et utilisation de IP-based overlay networking) et l’expérimentation de MidoNet avec Midokura.
Il est clair après cette Keynote qu’OpenStack se positionne comme LA plateforme d’intégration des technologies: Conteneurs, Bare Metal, machines virtuelles, et aussi NFV.

 

Conférence CloudKitty

C’est la deuxieme fois que nous avons la chance de présenter le projet CloudKitty via des session généralistes à un OpenStack Summit.
Cette fois ci les règles ont un peu changées, le projet CloudKitty faisant parti de la Big Tent, nous permettant de gagner en visibilité. Mais en meme temps une plus grande attente…

La présentation s’est donc focalisée sur les différents composants de CloudKitty ainsi que les évolutions introduites au cours du cycle précedent.
Nous avons abordé en particulier:

  • La notion de tenant_fetcher
  • Les differents modules de collecte
  • Les deux modules de rating fournis actuellement par CloudKitty
  • Le fonctionnement du driver de stockage
  • Le report générator

Une demo live est venue cloturer la session, mettant en oeuvre la création d une politique tarifaire pour les instances et une autre pour le volume des données.

A la fin de la session de nombreux retours positifs nous ont confortés dans les choix techniques et l’utilité d une solution de rating dans l’ecosystème OpenStack.

Pour plus de details sur la conference, l’enregistrement ainsi que les slides sont disponibles sur le site de la fondation a l’adresse suivante :

https://www.openstack.org/summit/tokyo-2015/videos/presentation/cloudkitty-an-open-source-rating-and-chargeback-component-for-openstack-2

Working session CloudKitty/Gnocchi

Cette working session en petit groupe fut l’occasion de travailler sur les interactions possibles entre CloudKitty et Gnocchi.

L’ajout du support de gnocchi permet de faciliter le scaling et donc d’optimiser les capacités de CloudKitty.

La premiere étape sera donc d’ajouter le support de gnocchi sur la collecte de CloudKitty. Les données pourront donc être recupérés depuis gnocchi, ce qui permet d’avoir un backend plus rapide et scalable.
La seconde étape consiste à permettre le stockage des données directement dans gnocchi, offrant la possibilité de déclarer de nouveaux types de resources à travers l’API. Un premier patch sera donc réalisé sur le code de gnocchi avant d’ajouter le support du stockage des données dans CloudKitty.

Une fois atteint, ce couplage va permettre un traitement beaucoup plus dynamique des donées, et celà directement depuis les differents stockage disponibles.