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mar

 

Par Flavien Hardy, Consultant cloud @Objectif Libre

 

Ce 15 et 16 mars a eu lieu le meetup OpenStack des ‘Ops’, une rencontre dédiée aux discussions et aux partages de connaissances sur l’administration d’un Cloud OpenStack.

 

L’événement s’est déroulé à Milan dans les locaux de co-working de Login. Vous ne pouviez pas être là ? prenez quelques minutes pour lire ce résumé.

 

Attention : vous serez probablement tenté de participer au prochain !

 

Pas de conf’ : des échanges !

Ce ‘Meetup’ a en fait consisté en 2 jours de discussions intenses ; et nous pouvons ici parler de réels échanges, le public étant réellement incité à prendre part au débat et à sortir de son rôle de spectateur.

 

Les deux jours se découpent en différentes sessions, chaque session ayant un thème :

  • Conteneurs
  • Réseau
  • Stockage
  • Logging, Monitoring
  • Contribution communautaire
  • … et d’autres encore…

 

Un panel de sujets large, de quoi ravir toutes et tous.

Durant les sessions, chacun était invité à interagir avec le speaker et les autres membres du public via un Etherpad, disponible ici : https://etherpad.openstack.org/p/MIL-ops-meetup

 

Prêt pour un récap’ ?

 

OpenStack et les conteneurs

Commençons donc par le sujet phare du moment, l’une des sessions d’ouverture de l’événement : OpenStack et les conteneurs.

 

 

La session abordait deux approches principales :

  • OpenStack dans les conteneurs
  • et les Conteneurs sur OpenStack.

 

OpenStack dans les conteneurs

Pour la première partie, les discussions se sont orientées vers les fameux projets Kolla et OpenStack Ansible (OSA), tous deux utilisant des technologies différentes : Docker pour Kolla, LXC pour OSA.

Les affinités ont plus penché vers la technologie de conteneurs Docker, technologie utilisée par le projet Kolla et par les projets sous-jacents (Kolla-kubernetes & openstack-helm).

Pour résumer, l’avenir du déploiement d’OpenStack dans les conteneurs est majoritairement bien perçu car porteur de nombreux avantages :

  • Isolation des ressources
  • Minimisation des problématiques de packaging
  • Mixité des versions sur un même environnement physique
  • Rollback simplifié

 

Concernant OSA, son PTL (présent lors du meetup) nous a confirmé le support prochain de LXD, la sur-couche de management pour LXC.

 

 

Le projet Kolla a tout pour plaire, mais les participants restent d’accord sur un point : le cycle de vie des conteneurs doit être géré par un orchestrateur (e.g. Kubernetes), et le projet kolla-kubernetes n’est encore pas assez mature.

 

 

Une problématique s’est également posée durant cette session : comment assurer la transition d’un OpenStack déployé en baremetal à un OpenStack conteneurisé ? Point pour l’instant sans réponse, mais il sera abordé lors de prochaines discussions.

Autre point dur : dans la jungle des orchestrateurs et des options de configuration possibles, la nécessité de voir émerger des bonnes pratiques d’architecture et déploiement se fait grandement sentir. Un manque que la communauté se propose de corriger dans un proche futur.

 

Les conteneurs sur OpenStack

Dans la seconde partie de la session, les discussions se sont orientées vers les conteneurs sur OpenStack.

Un rapide coup d’œil permet de comprendre que le COE majoritairement déployé et connu est Kubernetes.

 

Le manque de documentation sur les outils de couplage conteneurs et OpenStack (Magnum & Zun), et le manque de drivers sur Magnum amènent souvent les utilisateurs à faire des patchs home-made pour assurer la compatibilité de leurs Container Orchestration Engine (COE) avec Magnum.

 

RabbitMQ

Un rapide passage à la session sur RabbitMQ permet de comprendre que la solution est robuste et facilement clusterisable, les problèmes de performance et le besoin de multiplier le nombre d’instances de rabbitMQ apparaissant pour de larges déploiements (CERN : 3 instances par composant OpenStack, 1 instance par cell de nova).
Conclusion de cette session : actuellement aucune solution plus performante que RabbitMQ n’a été trouvée, et les prochaines pistes d’évolutions seront la collecte de métriques et une meilleure gestion du statut des queues.

 

Logging et monitoring

Les sessions logging et monitoring ont permis de faire un état des lieux des solutions utilisées par l’ensemble des participants, le public étant très majoritairement issu du monde des opérations.

Pour la partie logging, c’est entre autres la fameuse stack ELK (Elasticsearch Logstash Kibana) qui est la plus mise en place, avec des solutions telles que Kafka ou Redis utilisées comme buffers avant traitement des logs par Logstash.

 

Les discussions ont mis l’accent sur le « trop ou trop peu de log », comment trouver le juste milieu.

Le mode débug dans OpenStack peut devenir vite très verbeux mais souvent indispensable, l’avantage étant que la surcharge d’informations peut facilement être élaguée avec des outils comme Logstash (c.f. templates faits par la communauté –> https://github.com/openstack/osops-tools-logging). Une piste d’amélioration est à l’étude pour suivre une requête d’API aisément tout au long de son traitement au sein d’OpenStack – et pas seulement cantonnée à un seul composant.

 

 

Pour la partie monitoring, les outils sont nombreux, mais l’accent a principalement été mis sur le type de données récupérées pas ces diverses solutions. Les principales (spécifique à OpenStack) :

  • Les pools d’IP public
  • Services Nova (actif/non-actif)
  • Agents Neutron (actif/non-actif)
  • Services Cinder (actif/non-actif)
  • Temps de réponse des API

 

Contributions communautaires

Pour finir, une session dédiée à la communauté des Ops avec pour but de réfléchir à l’évolution des wiki et dépôts git d’OSOps. Un point précis retient notre attention dans les discussions : la volonté d’intégrer plus tôt les opérationnels dans les nouveaux projets OpenStack. Cela permettrait d’améliorer plusieurs points comme par exemple l’intégration plus en amont de documentation opérationnelle, rendant ainsi les projets plus rapidement exploitables.

 

Au final… un meetup TRES réussi et constructif !

Les points marquants à retenir durant ces 2 jours :

  • La technicité des échanges
  • Les retours d’expériences multiples, et pas seulement des grandes entreprises
  • Les repas du midi : pâtes et lasagnes, délicieuses, typiquement Italien !

 

Encore un grand MERCI aux organisateurs, et rendez-vous à Boston pour le Summit !